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Cité impériale hué

Cité impériale hué

La Cité impériale Hué 

7h- 17h. Comptez 100 000 vnd pour 1h de visite guidée – billetterie à la porte sud, sortie par la porte est – photo interdite dans la plupart des édifices.

Conseil – Le site étant pris d’assaut par les groupes le matin dès 8h, privilégiez l’heure du déjeuner ou la fin d’après-midi (vous bénéficierez alors d’une belle lumière) pour votre visite.

Bon à savoir – Si vous prenez un guide, il ne vous conduira sans doute que jusqu’aux urnes dynastiques. Si vous souhaitez visiter avec lui l’intégralité de la citadelle, convenez-en ensemble à l’avance.

La Cité impériale et est allées ombragées vous invitent à une agréable promenades. Ici, nul véhicule n’est autorisé et vous êtes déjà très loin de la ville. Protégée par le canal Kim Thuy <rivière d’Or>, l’enceinte qui renferme la cité est percée de quatre portes fortifiées. La plus importante et la plus belle, la Porte du Sud (Cua Ngo Mon), fut construite en 1833 sous le règne de Minh Mang, et restaurée en 1990 avec l’aide de l’Unesco et du Japon. Elle était réservée au roi et ouverte à l’occasion des grandes cérémonies. Elle se compose elle-même de cinq entrées : le portail central que seul franchissait le monarque, ceux de droite et de gauche pour les mandarins, les civils et les militaires, et les accès latéraux pour les éléphants, les chevaux et les soldats. La porte du Sud est surmontée d’un superbe belvédère en bois de teck laqué, appelé pavillon des Cinq Phénix (Ngu Phung). Supporté par cent colonnes admirablement peintes, il est couvert de tuiles en porcelaine émaillée jaure (la couleur du roi) et verte (celle des mandarins). Le roi venait ici proclamer les décisions et les édits impériaux face à la foule des mandarins de la cour, et c’est de ce balcon que Bao Dai abdiqua le 30 août 1945. Parmi les femmes, seules la mère et la grand-mère du roi étaient autorisées à venir le visiter ici. Marchant sur les pas des empereurs Nguyen, vous passez ensuite un portique en bronze sculpté de dragons et de nuages et traversez le pont Trung Dao qui enjambe le lac Thai Dich. Il précède l’esplanade des Grandes Salutations (Dai Trieu Nghi) réservée aux mandarins lors des cérémonies. En fonction de son rang dans l’ordre mandarinal (il y en avait neuf), chacun occupait alors une place précise, marquée par les stèles que vous apercevez de part et d’autre de la cour.

Là se dresse le palais de l’Harmonie suprême (Dien Thai Hoa), l’un des plus remarquables de la Cité impériale hué. Cette vaste salle, où l’empereur avait coutume de trôner pour présider les cérémonies et recevoir des invités de marque, est éblouissante de couleurs et de richesses. Murs et colonnes en bois de teck laqué rouge et or sont gravés de poèmes en caractères chinois chantant la beauté du pays et de motifs traditionnels tel le dragon, symbole de la puissance impériale. Parmi les 80 colonnes qui soutiennent le palais, beaucoup ont été attaquées par les termites et ont dû être remplacées. Sous un large dais finement ciselé est exposé le trône en bois laqué doré sur lequel montèrent les 13 empereurs de la dynastie Nguyen. Dans une salle à l’arrière, une maquette permet d’imaginer à quoi pouvait ressembler la Cité impériale avant qu’elle ne soit partiellement détruite par les Français en 1947, puis par les Américains en 1968.

A l’arrière du palais de l’Harmonie suprême, vous parvenez dans la cour où s’élevait jadis la Grande Porte dorée (Dai Cung Mon) qui passait pour l’une des plus belles de la cité, mais fut entièrement brûlée en 1947. Elle marquait l’entrée de la Cité pourpre interdite.

Empruntez à gauche l’allée qui rejoint la porte Chuong Duc.

Au bout du chemin, sur la droite, il ne reste qu’un porche du temple Phung Tien (Dien Phung Tien). Il était dédié à la mémoire des empereurs et impératrices Nguyen, dont on célébrait ici les anniversaires de naissance et de mort. Les femmes n’étant pas autorisées à entrer dans le temple dynastique, celui-ci fut construit à leur intention pour qu’elles puissent venir y célébrer le culte aux ancêtres. Vous pouvez apercevoir sur cette porte quelques restes d’émaux cloisonnés sur bronze, une technique très résistante venue de Chine. Un peu plus loin, à gauche, passez la petite porte qui ouvre sur un vaste jardin. Là s’élève le temple Hung (Hung Mieu) dédié au culte des parents de Gia Long. Bâti en 1821, il fut reconstruit en 1951 et restauré en 1997.

A ses côtés, le Temple dynastique (The Mieu), édifié en 1821-1822 sous le règne de Minh Mang, est consacré quant à lui au culte des rois Nguyen. Dix autels dédiés chacun à un roi et sa reine sont dressés dans cette longue pièce. Il manque ceux de Duc Duc et de Hiep Hoa, tous deux détrônés pour avoir falsifié le testament de leur père, et celui de Bao Dai, exilé en France. Ce n’est par ailleurs qu’après 1954 que furent ajoutés les trois autels dédiés aux rois Ham Nghi, Thanh Thai et Duy Tan, exilés à la Réunion ou en Algérie et interdits par les Français pour leur anticolonialisme. Les nombreux des-cendants de la dynastie Nguyen vivant à Hue viennent encore honorer ici la mémoire de leurs ancêtres.

Face au temple se dresse le pavillon de la Splendeur (Hien Lam Cac) construit en 1821-1822 à la mémoire des mandarins ayant rendu service à la dynastie Nguyen. Haut de 13m, il est le plus élevé de tous les bâtiments de la citadelle. Devant ce pavillon trônent neuf urnes dynastiques (Cuu Dinh) en bronze, fondues en 1835-1837 et pesant chacune entre 2 et 2,5 tonnes. Elles correspondent pour la plupart à un autel du Temple dynastique et symbolisent l’une des qualités du roi qu’elles représentent. Si de prime abord ces tripodes paraissent identiques, vous constaterez en les détaillant que pieds et anses sont tous différents et que pas un seul des motifs sculptés sur le corps n’est reproduit deux fois. Chaque urne est ainsi décorée de 17 dessins évoquant les beautés du Vietnam, tells que fleurs, arbres, fleuves, montagnes, animaux ou épices. Ce sont de véritables chefs-d’œuvre qui témoignent de la maîtrise des artisans de Hue dans l’art de la fonderie.

De là, rejoignez le chemin qui longe l’enceinte de la Cité impériale, et dirigez-vous vers la porte de l’Ouest (Cua Chuong Duc).

A gauche de la cour s’élève le pavillon Tinh Minh (Lau Tinh Minh) qui, en 1927, remplaça l’édifice originel en bois datant du 19e s., pour être utilisé par la première épouse de l’empereur Dong Khanh, l’impératrice Thanh Cung. Il fut par la suite rénové et servit de résidence privée à l’empereur Bao Dai en 1950. Le pavillon central est le palais Dien Tho (Dien Tho Chinh Dien). Construit en 1804 et rénové en 1916, il servit de lieu de résidence et de salle d’audience aux reines mères. Il est relié par un couloir couvert à la maison Ta Tra (Nha Ta Tra), aujourd’hui en ruine, où attendaient les personnes qui souhaitaient être reçues. Sortez par la porte située à droite de la maison Ta Tra et prenez à gauche jusqu’au lac Kim Thuy. Vous passez devant le palais de la Longévité (Cung Truong Sanh) jadis consacré aux loisirs de la reine.

Après avoir longé le lac sur quelques mètres, pénétrez dans la Cité pourpre interdite (Tu Cam Thanh) par l’une des portes sur votre droite. Vous arrivez ainsi sur un vaste terrain herbeux, un peu désolé, qui ne laisse rien soupçonner de la splendeur passée du lieu. Ici s’élevaient une quarantaine de bâtiments, où résidaient l’empereur et sa famille (reine, concubines, enfants). Nul n’était autorisé à y pénétrer, à l’exception des mandarins eunuques. Rien ne subsiste non plus du palais Can Chanh (Dien Can Chanh) où le roi avait coutume de travailler. Une volée de marches mène à une esplanade où s’élevait le palais Kien Trung (Kien Trung Lau) qui servit d’appartement privé au roi Khai Dinh, puis de résidence à l’empereur Bao Dai jusqu’en 1947. Il fut totalement détruit au cours des bombardements de 1947 et 1968.

Redescendant en direction du palais de l’Harmonie suprême, vous passez devant le pavillon de Lecture (Thai Binh Lau) où le roi venait lire et se reposer. Il est précédé d’un joli jardin arboré et d’un bassin, au milieu duquel a été aménagée une petite montagne artificielle. C’est le seul pavillon de la Cité pourpre interdite qui n’ait pas été détruit durant la guerre.

Parvenu dans la cour située à l’arrière du palais de l’Harmonie suprême, prenez à gauche l’allée qui vous conduit à la porte de l’Est.

Sur votre gauche, un chemin mène au Théâtre royal (Duyet Thi Duong) et au Jardin royal (Vuon Thuong Uyen), aujourd’hui laissé à l’abando. Avant d’atteindre la porte de l’Est, vous longez un bel édifice du 19e s., de style européen, qui abrita un temps l’école des Beaux-Arts de Hue et remplace le bâtiment du Trésor royal (Phu Noi Vu), où étaient produits et entreposés les objets de valeur de la cour.

A droite, caché derrière une haute enceinte, le temple Trieu (Trieu Mieu) fut construit en 1804 et consacré au culte des parents du seigneur Nguyen Hoang. Il a été restauré en 1983 -1985, mais semble de nouveau délaissé. Plus au sud, le temple des Générations (Thai Mieu), dédié aux neuf générations des seigneurs Nguyen, il est aujourd’hui très endommagé.

Vous pouvez sortir de la Cité impériale par la porte de l’Est (Cua Hien Nhon), ou porte de l’Humanité, qui possède quant à elle de superbes mosaïques. Passé cette porte, prenez à droite dans Doan Thi Diem, puis à gauche dans la rue Le Truc.

A l’extérieur de la Cité impériale

Fondé en 1923, sous le règne de Khai Dinh, le musée des Antiquités royales de Hué (3 Le Truc – 7h-17h sf lun. Comptez 20mn – se déchausser à l’entrée) est riche de plus de 500 objets de grande valeur ayant appartenu à différents membres de la dynastie Nguyen (vaisselle, mobilier, vêtements brodés, objets rituels en bronze, poteries domestiques, vases en porcelaine japonaise ou en <bleu de Hue>, etc.). Tout autant que les œuvres exposées, vous apprécierez la superbe architecture du palais Long An, construit en 1845 dans lequel le musée est aménagé. Murs et colonnes en bois de teck sont ornés de poèmes en caractères chinois incrustés d’or, d’ivoire et de nacre célébrant la gloire du pays et la beauté des paysages.

De l’autre côté de la rue se dresse le musée de l’Armée (entrée par l’autre côté, au 23 thang 8, 7h30-11h, 13h30-17h sf  lun. – gratuit), où photographies de guerre, armes, coupures de presse, maquettes et objets divers retracent la résistance des Vietnamiens à Hue face à l’invasion américaine (1954-1973). Dans le même complexe, un bel édifice traditionnel en bois abrite une maigre collection d’archéologie montrant des vestiges trouvés à Hue et qui remonteraient aux périodes paléolithique et néolithique.