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Hanoi

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Hanoi, Capitale Vietnam

En 2010, Hanoi a fêté son millénaire. Longtemps assoupie sous la garde de la grande digue qui la protège du fleuve Rouge, la capitale de la république démocretique du Vietnam s’est peu à peu éveillée depuis la fin des années 1980. Derrière les rangées de platanes, les demeures abandonnées par la France coloniale ont repris du galon et les maisons-tubes des vieux partiers d’artisans se refont une beauté, tandis que s’élèvent çà et là des tours en béton et des gratte-ciel de verre et d’acier. Car Hanoi ne grandit pas ; elle pousse à la manière de ses banians qui imposent leurs statures centenaires, crevant une façade, envahissant un trottoir. Aussi diurne que Saigon est nocturne, cette ancienne agglomération de villages, parsemée de lacs, s’anime comme une horloge suisse : les petites heures de l’aube sont annoncées par les oiseaux en cage, cells du jour rythmées par de cri des métiers ambulants, cells du soir par l’armée des balayeuses, coiffées du chapeau conique et la bouche masquée, qui, méthodiquement, font disparaître toute trace laissée par les hommes.

Hanoi, berceau historique du Vietnam

Une cité sous influence

En 1010, le jeune état vietnamien déplaça le siège du pouvoir de Hoa Lu à Hanoi. Cette ville s’avérait un meilleur poste de contrôle du nord du pays, car, située à la tête du delta du fleuve Rouge, elle bénéficiait de son réseau de communications fluviales. A ce choix stratégique s’alliaient des considérations géomantiques qu’illustre la légende de sa fondation. Abordant ces rives, le roi Ly Thai To vit un dragon s’élever dans les airs. En Extrême-Orient, les manifestations de cette bête bénéfique consacrent le pouvoir d’un souverain. Ainsi baptisa-t-on la cité Thang Long, < Envol du Dragon >.

Les Ly (1009-1225) aménagèrent leur capitale sur le modèle chinois. La cité impériale e’étendait au centre, doublée des lieux des cultes d’état : l’Esplanade pour le sacrifice au Ciel et à la Terre (détruite en 1937) et le temple de la littérature affecté au culte de Confucius, saint patron des lettrés qui régissaient le royaume. A l’est s’étendaient les quartiers commerçcants et artsans, qui s’appuyaient sur les quais de transbordement de la rivière To Lich et du fleuve Rouge. L’ensemble fut protégé des crues par une digue, élevée en 1108. Hanoi demeura capitale des dynasties vietnamiennes jusqu’au 19e s., période du transfert des instances du pouvoirs à Phu Xuan (Hué). Durant cette longue séquence, la cité ne connut aucun changement notable, hormis son nom. L’un d’eux, Dong Kinh, <capitale de l’Est>(1427), demeura longtemps attaché à la région du Nord en devenant le Tonkin des Français d’indochine.

De Dong Kinh au Tonkin

Le 19e s.sonna, pour un temps, le glas de Hanoi. En 1802, Gia Long contrôlait tout le pays. Anticipant l’insoumission des gens du Nord, il fixa sa capitale à Hué, base traditionnelle des seigneurs Nguyen, et ordonna en 1805 de réduire l’ancienne citadelle pour la ramener à des normes plus modestes que cells de ses palais d’Annam. En 1831, lorsque Minh Mang créa les divisions administratives de l’empire, la cité devint la résidence du gouverneur de la province de Hanoi. Sous le règne de Tu Duc, les derniers palais furent démolis, et toutes les richesses transférées à Hué.

En 1873, dans la foulée des guerres de l’Opium menées en Chine, les Français arrachèrent une concession de 2,5 ha, au sud de la cité. Puis ils élargirent leur emprise avec la mise en place du protectorat de l’Annam-Tonkin en 1883, puis de l’Union d’Indochine en 1887, dont Hanoi, entièrement concédée aux Français, fut la capitale. La ville devint un greffon des institutions républicaines, tout juste rétablies en France, et la citadelle de Gia Long, jugée anachronique, fut raseé en 1896-1897.

Hanoi, Capitale de l’Indochine

De 1888 à 1945, les Français d’Indochine réglèrent le sort de leurs colonies asiatiques (Vietnam, Laos et Combodge) depuis la résidence du gouverneur général à Hanoi. Les aménagements effectués dans la capitale coloniale au tournant du 19e s., inspirés de l’éclectisme architectural en vigueur sous la IIIe République, modifièrent durablement la physionomie de la ville. Des villas de style néorégionmaliste ou néo-Renaissance apparurent sur l’ancien territoire de la concession et à l’emplacement de la citadelle démolie. Auguste-Henri Vildieu, chef du service des Bâtiments civils d’Indochine, logea les instances administratives dans des édifices néoclassiques, dont témoignent toujours la résidence du gouverneur, le bureau des Postes et Télégraphes ou l’Opéra. Le centre-ville fut peu à peu électrifié, et la première ligne de tramway inaugurée en 1917. Les soirs d’été et le dimanche, la société élégante sortait en rickshaw, un moyen de transport importé du Japon et que rendaient silencieux ses roues équipées de pneumatiques, fabriqués avec le caoutchouc des plantations coloniales.

Pourtant, la capitale indochinoise ne connut pas le destin brillant de Shanghai, de Hongkong ou de Singapour, autres nouvelles métropoles asiatiques alors en plein essor. Hanoi n’était pas un port et celui de Haiphong, auquel elle était reliée par un service de vapeurs, demeurait à l’écart des grandes routes du trafic maritime.

Guerres et paix

Hanoi fut au centre du processus d’indépendance engapé par Ho Chi Minh lors de la révolution d’août 1945, au sortir de l’occupation japonaise. Le 2 septembre de la même année, il choisit la place Ba Dinh, site de l’ancienne citadelle et quartier général de l’administration coloniale, pour proclamer la naissance de la République démocratique du Vietnam. Après neuf ans de guerre d’Indochine, le 9 octobre 1954, les forces françaises quittèrent Hanoi, mais celle-ci n’était plus capitale que jusqu’au 17e parallèle.

Le nouveau pouvoir ne connut que dix années de répit pour industrialiser la région et remodeler la ville, recourant à une politique collectiviste de grands travaux basée sur le volontariat. En février 1965, les B52 américains envahirent le ciel du delta et la survie s’organisa au gré des sirènes et des longues nuits passées dans les abris anti-aériens. Hanoi se replia dans le réseau restreint des échanges avec Cuba et l’Albanie, sous la houlette du <grand frère> soviétique.

La capitale du Vietnam réunifié

La vieille capitale royale, pôle culturel et berceau historique des Vietnamiens, devint celle du pays unifié en 1976. Sur la place Ba Dinh, les nouvelles institutions nationales occupèrent les anciens bâtiments publics français, ou les côtoyèrent dans des édifices construits avec le partenariat soviétique. Une grande partie des années 1980 fut employée à doter Hanoi et sa région de nouvelles infrastructures, les anciennes ayant été anéanties par les années de guerre. La plus notable fut la construction du pont Thang Long qui désenclave la ville au nord et la relie à l’aéroport de Noi Bai. Les quartiers de Thanh Xuan et de Gia Lam reçurent les principaux équipement industriels. Le doi moi, la < politique d’ouverture et de changement> qui accompagna l’arrêt de l’aide financière soviétique en 1986, fit entrer la cité dans sa physionomie actuelle.

Ces dernières années, Hanoi s’est considérablement développée. Dans le quartier de Cau Giay, situé à l’ouest de la ville, les immeubles de luxe sortent de terre, comme le Keangnam Hanoi Landmark Tower : édifié en 2011, le plus haut gratte-ciel du pays(336m) abrite des bureaux répartis sur 70 étages. De nouvelles routes et boulevards voient le jour et la première ligne de métro, en construction actuellement, devrait être mise en service en 2016. Hanoi est en perpétuelle expansion.

A ne pas manquer

La visite dominicale des monuments de la place Ba Dinh ; l’ambiance du quartier des Trente-Six Guildes ; le musée d’Ethnographie.

Organiser son temps

Du petit-déjeuner sur le trottoir au café den, en passant par le pub improvisé dans le jardin d’une villa coloniale : prenez le temps de vivre Hanoi.

Les périodes les plus agréables vont d’octobre à décembre et d’avril à juin. Evirez les excursions organisées au départ de Hanoi : mieux vaut choisir une agence directement sur les sites que vous souhaitez visiter.

Se promener

Bon à savoir – Le visiteur pressé pourra emprunter moto(xe om) ou taxi pour rallier les principaux centres d’intérêt, mais le flâneur curieux sillonnera la ville à pied, où musées et pagodes ne sont que prétextes pour découvrir des tranches de vie hanoienne.

Le quartier des trente-six guildes

Prévoyez une demi-journée.

Bon à savoir – La vieille ville de Hanoi est un labyrinthe où il fait bon se perdre. Pas un trottoir qui n’ait ses commerces de poche, improvisés autour d’un brasero, d’une bassine d’huile fumante, de quelques pains dans un panier en plastique fluo ou de cigarettes vendues à l’unité.