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Lac Ba be

lac ba be

Présentation sur le lac Ba be

Au nord-est du Vietnam, un moutonnement de collines et de montagnes, prolongé dans la province chinoise du Guangxi, dilue la frontière politique avec la Chine. De rares petites dépressions trouent ce relief confus. L’une d’elles, autour de la ville de Lang Son, fut tour à tour couloir d’invasions et passage d’ambassades : c’est, avec Lao Cai, l’une des deux portes de la Chine. Ici, se déploie un paysage d’estampes avec ces étranges formations calcaires que les géographes appellent karsts. Telles des sentinelles le long de l’ancienne route coloniale no 4, passée dans l’Histoire pour ses combats sanglants, ces pics encadrent encore les majestueuses chutes de Ban Gioc ou le mystérieux lac Ba be. Dominée par ces décors naturels, la région est, depuis deux mille ans, le domaine des Tays. Avec les Nungs, puis les Daos et les Hmongs, ils ont colonisé cet espace qui vibre le temps des foires et des marchés.

Circuits conseillés

De Hanoi au lac Ba be

Ltinéraire de 240km – comptez 6h de route.

Depuis Hanoi, empruntez la RN 3 en direction de Thai Nguyen.

Bon à savoir – Vous pouvez effectuer la route de Hanoi au lac Ba Be en une journée.

Thai Nguyen

A 82km de Hanoi

Ceux qui n’auraient pu visiter le musée d’Ethnographie de Hanoi ne manqueront pas le musée culturel des Ethnies du Vietnam (Bao tang van hoa cac dan toc Viet Nam) (359 Tu Minh, au nord-est de la ville sur la route de Bac Son – 7h30-12h (11h30 l’été) ; 13h30-17h – 5000vnd/pers). Il mérite une bonne heure de visite, ne serait-ce que pour la qualité de ses tissus et ses reconstitutions d’intétieurs et d’ateliers. Son architecture est une curiosité, mélange de tradition vietnamien et de style pompier stalinien. La présentation, commentée en vietnamien, en anglais et en français, suit la classification en grandes familles ethno-linguistiques. Après Thai Nguyen, vous entrez dans la Moyenne Région. Des vallons se dessinent entre les collines plantées de thé – le cru de Thai Nguyen est le plus fameux du pays – ou piquetées de bouquets de bambous et de bosquets de bananiers. Paraissent aussi les premiers villages tays aux maisons sur pilotis coiffées d’un immense toit de chaume.

Bac Can

A 88km de Thai Nguyen

La ville de Bac Can servit de première base de repli à Ho Chi Minh quand, en 1946, les forces du Haut-commissariat en Indochine se déployèrent dans le delta du fleuve Rouge, à grand renfort de fortins et de blockhaus. En 1947, les Français encerclèrent la zone, contraignant le Viet-minh à s’enfoncer encore dans la région montagneuse et le long de la frontière chinoise. Face à la force vietnamien (60 000 soldats dispersés sur près de 200 000 km2), le général étienne Valluy choisit de se maintenir sur une ligne fortinfiée, le long de la route coloniale n° 4, entre Cao Bang et Lang Son.

Aujourd’hui, Bac Can semble somnoler, à peine perturbée par des constructions démesurées – théâtre, gymnase, bâtiments administratifs – qui rappellent sa fonction de capitale de province.

Bon à savoir – Sur la longue route Ba Be, vous pouvez déjeuner à Bac Can (com pho au rond-point à l’entrée de la ville en venant de Hanoi) ou prendre un café sur la place du théâtre, dans la petite épicerie avec terrasse qui propose des biscuits locaux.

20km au nord de Bac Can, une route monte vers le lac Ba Be, en direction du nord-ouest, à hauteur du village Phu Thong, au-dessus d’une vallée cultivée, tandis que l’écran montagneux du Pia Boc se déploie à l’ouest, culminant à 1554m d’altitude. Bien qu’étroite, la route, moins cahotante que la RN 3, se déroule par monts sauvages et vaux travaillés par les Tays.

Cho Ra

A 53km de Bac Can.

Cho Ra, le <marché de Ra>, est un modeste village-rue aux maisons basses construites en briques crues, parfois chaulées, et couvertes de tuiles grises. Tays et Nung, coiffées de chapeaux coniques, vêtues d’un pantalon noir et d’une tunique courte bleue ou violette, Hmongs noirs en jupe plissée indigo, Daos rouges ayant troqué leur vêtement traditionnel contre chemisier et pantalon du prêt-à-porter : tels sont les chalands du marché de Cho Ra, qui se déroule les jours se terminant en 0 et en 5 du calendrier lunaire. On y trouve des objets de l’artisanat textile (écheveaux de coton, cadres et peignes de métiers à tisser) et des étoffes filées, tissées et teintes artisanalement par les Tays et les Nungs. Elles sont vendues au métrage, coupées en veste à brandebourgs de tissu ou en sacs que l’on utilise dans la région, portés en bandoulière ou sur le dos. Les paysans y échangent encore le riz et les poissons frais du lac, les bidons de bière de riz et les cannes à sucre.

Bon à savoir – Si vous avez pris du retard sur la route et que la nuit est déjà tombée avant votre arrivée à Ba Be, vous pouvez dormir à Cho Ra. A noter aussi que les établissements de la ville sont plus confortables que les hébergements chez l’habitant au bord du lac.

Le lac et le parc national Ba Be

A 17km de Cho Ra – Comptez une journée pour la balade en bateau sur le lac.

Réputée pour ses paysages à l’époque coloniale, cette région ne fut érigée en parc national qu’en 1992. La réserve protège 23 000 ha de rivières et de cascades autour des Ba Be, les < Trois Bassins>.

Bon à savoir – Vous pouvez atteindre ce vaste lac de 8km de long par la route, mais il est plus intéressant d’y parvenir en descendant la rivière Nang (Song Nang) depuis Cho Ra.

Le Song Nang se faufile dans une campagne cultivée avant de pénétrer dans un paysage de falaises calcaires, au flanc desquelles s’accrochent de petits jardins sauvages d’où pendent des lianes et de longues racines en quête de terre. Parfois, des buttes terreuses sont avalées par la jungle, tachées de cannas rouge sang, marbrées de troncs grêles argentés, et de vieux arbres se tordent pour se pencher au-dessus de la rivière. L’autre attrait de la navigation, c’est le spectacle de la pêche. Des nasses jalonnent le cours de la rivière, des hommes jettent l’épervier, d’autres frappent les berges rocheuses pour en déloger de minuscules crevettes.

On entre ainsi dans la grotte-tunnel de Puong (hang Puong). La rivière ne coule que sur un côté, laissant une berge pour admirer à pied les stalactites de cet aven. De l’autre côté de la grotte, le paysage est tout à fait sauvage, peuplé d’une centaine d’espèces de papillons et d’oiseaux et de 23 sortes de reptiles et de batraciens, dont le serpent d’eau à tête fine.

A une heure de bateau de là, un chemin descend vers la cascade de Dau Dang (thac Dau Dang), alimentée même au cœur  de la saison sèche, et qui jaillit avec fracas entre deux parois rocheuses.

Il faut revenir sur ces pas pour enfin atteindre le lac Ba Be (ho Ba Be). Cette petite mer d’eau étale s’inscrit dans un cadre de falaises calcaires, marbrées de traces d’eau et de jardins. L’érosion a foré quelques grottes dans ces parois rocheuses aux noms très prosaïques, comme cette dong Ba Cua, une grotte <aux trois fenêtres> percées sur le lac. Les îlots ont plus d’attrait et on peut s’y amarrer pour les visiter ou plonger à leurs abords. Sur l’îlot An Ma, la <Selle de Cheval>, un petit temple estconsacré au génie des Eaux.

Les rives sud et ouest sont peuplées de Tays. Dans le village de Pac Ngoi (accessible en bateau ou par la route, au sud du lac), leurs demeures sont montées sur pilotis.