Circuit au vietnam : circuit vietnam sur mesure avec une agence de voyage locale,spécialiste des circuits au vietnam

Sapa

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Sapa Vietnam

À l’époque du protectorat français, les élites de l’administration avaient installé leur résidence de vacances à Sapa, un rebord montagneux faisant face au toit du Vietnam, le Phan Si Pan (3143m). A la fin du 20e s., la station d’altitude disparut des cartes pendant dix ans, entre la guerre sino-vietnamien de 1979, cause de nombreuses destructions, et la redécouverte de ce coin des <Alpes tonkinoises> par des voyageurs audacieux au début des années 1990. Ce fut d’abord une rumeur propagée dans le cercle des routards, puis un must inscrit au programme des agences de voyages :<Allez à Sapa, c’est reposant, les populations sont accueillantes et le climat est frais>. Au fil des ans, ce petit paradis est devenu une manne pour les habitants de la région d’autant que ce Dalat du Nord attire aussi de nombreux touristes vietnamiens de week-end. Les natifs de Sapa convertissent leur maison en boutiques, en restaurants ou en guesthouses, et les montagnards daos et hmongs des hameaux environnants améliorent leur écot en vendant leurs travaux d’aiguille. Sapa peut être un but, mais c’est surtout un point de départ pour de superbes randonnées au fil des cultures en terrasses ou à la découverte de vallées plus lointaines.

A 380km de Hanoi. Alt. 1630m

Dans les rues de centre-ville de Sapa

Les nuages de Sapa sont d’une vélocité stupéfiante, plongeant en un clin d’œil l’ancien sanatorium dans la purée de pois. Ici, nul besoin de chercher les montagnards, car ce sont eux qui viennentn à vous. Vous croiserez assurément des représentants des deux groupes de la région : les Daos rouges et les Hmong noirs. Ils vont et viennent, chaque jour, la serpe à la main, la hotte remplie de fourrage, de légumes, de bois ou d’étoffes à vendre. Les dames daos rouges sont de redoutables vendeuses et les petites mamies hmongs pires encore : elles vous agrippent le poignet, vous collent un calot sur la tête et égrènent trois mots de français ou d’anglais pour en vanter l’effet sur vous. La tenue des Hmongs noirs est étonnamment sobre. Localement, on les surnomme les <Hmongs indigo>, non seulement à cause de leur costume, dans toutes les nuances de bleu plus ou moins délavé, mais aussi pour leurs mains bleuies à force de teindre et manipuler des étoffes. Les femmes daos rouges ne passent pas inaperçues avec leurs dents laquées de noir et leur visage épilé, enveloppé dans un énorme turban écarlate. Leur costume déploie un extraordinaire travail de broderie sur les jambes du pantalon et le pan de tunique qui descend dans le dos.

Le marché est animé tout au long de la semaine. Les villageois viennent y vendre des légumes frais. Sous la halle s’amoncellent quincaillerie, papeterie et mercerie, mais aussi les herbes médicinales, spécialité de Sapa, destinées à parfumer l’alcool de riz. A défaut de réelles propriétés, elles composent en tout cas de jolis pots-pourris.

En ville, de rares bâtiments coloniaux demeurent au pied de la colline de l’observatoire de la Gueule du Drangon (Ham Rong)(accès par des marches jusqu’au relais-télévision) :la Community House avec son beffroi, les villas 1940 du Trade Union Hotel, les toitures à auvent du Ham Rong Hotel et l’église, saccagée en 1954 puis reconstruite pour servir de symbole à Sapa.

Un rail Français à l’assaut du plateau chinois

Après avoir implanté leurs garnisons en divers points des hautes terres tonkinoises, les Français d’Indochine inaugurèrent en 1910 une voie ferrée reliant le port de Haiphong à Kunming, en chine. Ce fut l’entreprise la plus folle jamais tentée dans leur colonie asiatique. L’investissement fut tel qu’il ne fut jamais amorti, et les travaux coûtèrent la vie à 12000 des 60000 personnes qui travaillèrent à l’aménagement de la voie. Le mirage d’un riche sous-sol minier au Yunnan avait motivé Paul Doumer, gouverneur général de l’Indochine, à créer une Compagnie française des chemins de fer de l’Indochine et du Yunnan (CIY) le 10 août 1901. Mais le minerai s’avéra si médiocre ou si rare que seul le trafic de l’opium rentabilisa quelque peu l’opération, et ce, malgré la Société des nations qui en interdit la cultute en 1920.

Un train d’enfer

Les ingénieurs ne rencontrèrent pas de grosses difficultés de Haiphong à Lao Cai, et cette première tranche de travaux fut conduite entre 1903 et 1906. Mais, au-delà du confluent de la nam Ti et du Song Hong, ils furent face à une déclivité infranchissable (1600m sur 90km) qui les contraignit à abandonner la vallée du fleuve Rouge pour celle de la nam Ti, et à multiplier les ouvrages d’art (107 viaducs et 155 tunnels). Une nouvelle base fut établie au consulat français de Mengzi, en Chine. Le ravitaillement des employés et les pièces nécessaires à la construction durent, dans un premier temps, être acheminés par les voies traditionnelles : 30 jours à bord de jonques sur le fleuve Rouge, puis transbordement à dos d’homme ou de cheval pour atteindre Mengzi par la <route des Dix Mille Escaliers>.

Développement touristique 

A partir des années 1930, la concurrence du Transindochinois qui desservait la station climatique de Dalat poussa la CIY à jouer la carte du tourisme en lançant un train-couchettes entre Hanoi et Kunming (il fallait alors compter 21h30 de trajet… soit à peine plus qu’aujourd’hui) et en construisant là-bas un hôtel de standing international. Malgré les dépliants vantant le Yunna comme étant l’<un des pays les plus pittoresques du globe> rares furent les touristes européens à s’y rendre. L’essentiel des billets était de 3e et 4e classes et vendus à la population locale pour de courts trajets. Un quasi-monopole du ravitaillement de la Chine libre, basée à Chongqing durant l’occupation nippone, fit monter les bénéfices de la CIY en flèche. Mais, en 1940, les Chinois choisirent de se protéger des Japonais par l’isolement et firent sauter le pont frontalier de Lao Cai. Restauré en 19955-1957, celui-ci fut saboté en 1979 lors de la guerre sino-vietnamienne. Enfin remis en service, il permet de nouveau de franchir la frontière entre les deux pays. Les trains transportent désormais des nombreux voyageurs étrangers qui se rendent à Sapa.

Randonnées au départ de Sapa

Conseil – Vous pouvez bien sûr parcourir à votre guise les chemins tracés par les Hmong et les Daos, mais vous gagnerez beaucoup à recourir aux sevices d’une agence pour assurer la logistique. Leurs guides expérimen-tés vous aideront à choisir un itinéraire en fonction de vos capacités, et leur connaissance des langues hmong et dao sera une véritable passerelle pour pénétrer plus avant l’univers des montagnards. Enfin, avantage non négligeable, ils peuvent organiser un retour motorisé, ce qui est bien agréable vu la configuration de Sapa. Dans la plupart des cas, vous descendrez en effet vers les vallées environnantes… et devrez ensuite grimper un port dénivelé pour rentrer.

La vallée de Cat Cat

A 2,5km de sapa par la route qui prolonge le marché. Attention, la pente est très raide. Droit d’accès de 20000 vnd/pers.

Conseil – N’effectuez ce circuit classique que si vous n’avez pas le temps d’aller plus loin, car l’afflux de touristes a quelque peu émoussé l’authenticité du village de Cat Cat.

Depuis Sapa, la route descend em lacets, d’abord à travers une zone cultivée en maraîchage, puis le long de rizières en étages qui dégringolent de toutes parts. Un escalier en pierres mène à Cat Cat. Ce village hmong noir, d’une vingtaine de maisons, doit son nom à la proximité d’une cascade. Une petite station hydroélectrique fut installée sur la rivière Muong Hoa par les Français en 1925.

Bon à savoir – Vous pouvez vous rendre à Cat Cat à pied ou en moto. Des xe om attendent les randonneurs au fond de la vallée pour leur éviter la dure remontée vers Sapa.

La vallée de Lao Chai

A 6km de Sapa par la route qui descend dans le prolongement de la rue Cau May. En saison sèche, elle est carrossable jusqu’au site rupestre.

Bon à savoir – Le droit d’entrée de 5000 vnd perçu à l’entrée des villages sert à financer écoles et dispensaires.

Le chemin traverse de rivière Muong Hoa pour remonter les rizières jusqu’au village hmong noir de Lao Chai. On y croise aussi des Daos rouges. En poursuivant à travers champs sur cette même rive, vous parvenez au village giay de Ta Van (à 2km) de l’autre côté d’un torrent. En redescendant vers le cours de la Muong Hoa que franchit un petit pont suspendu (à 2km du village), vous découvrirez un site de gravures rupestres (à 2km du pont, en longeant la vallée en direction du sud-est). De là, vous avez le choix entre remonter vers Sapa (10km) ou continuer vers les villages hmongs et daos situés plus au sud.

Bon à savoir – Les agences de Sapa proposent un intéressant programme de randonnée sur 3 jours, avec étapes chez l’habitant et retour en minibus. Au-delà de Ta Van, vous poursuivez alors de long de la Muong Hoa vers le village dao de Giang Ta Chai, puis jusqu’à Ban Ho, un village tay situé au fond de la vallée, à 26km de Sapa. Au village hmong de Su Pan, à 5km en amont, des motos-taxis (xe om) attendent les voyageurs indépendants pour les ramener à Sapa.

Ta Phin

A 9km de Sapa. Empruntez la route de Lao Cai sur 6km, puis un sentier en direction du nord-ouest, sur 3km.

En quittant la route Sapa-Lao Cai, on aperçoit les ruines d’un monastère, détruit en 1952. Huit sœurs y ont vécu entre 1942 et 1945. Le projet d’un couvent d’une centaine de religieuses fut abandonné suite aux troubles de 1945 et les sœurs quittèrent dans l’urgence Sapa.

Poursuivez ensuite le chemin qui descend jusqu’au village dao rouge de Ta Phin. Il compte une vingtaine d’habitations et une grotte. Vous pouvez y acheter des tissus confectionnés par les habitantes.

Le Phan Si Pan

A 19km de Sapa. Alt. 3143m.

Le <toit de l’Indochine> domine le massif du haut de ses 3143m. Son ascension depuis Sapa prend généralement deux ou trois jours avec nuits en refuge ou chez l’habitant. Les plus sportifs la réalisent en une seule journée, en courant dans la descente !

Conseil – Ne partez pas sans guide. Toutes les agences de Sapa, et le Tourism Information center proposent différentes formules selon les capacités physiques de chacun. Renseignez-vous sur les conditions météo avant votre départ car le sommet est souvent pris dans les nuages et vos efforts pour profiter de la vue seront alors réduits à néant. Privilégiez les mois d’avril, mai, octobre et novembre.