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Tunnels de Cu Chi

tunnels de Cu Chi

Les tunnels de Cu Chi

Comptez 1h, à 45km au nord-ouest de Ho Chi Minh-ville. Empruntez la RN 22 jusqu’au village de Cu Chi (35km), où il vous faut prendre la route qui part sur la droite. Continuez  sur une dizaine de kilomètres jusqu’à Ben Dinh. Visite guidée uniquement, parfois en français.

Haut lieu de la guerre du Vietnam, les tunnels de Cu Chi offrent un témoignage saisissant de l’ingéniosité et de l’acharnement mis en œuvre par les Vietnamiens face à l’extraordinaire puissance militaire déployée par les Américains dans ce périmètre. Aujourd’hui, les touristes de toutes nationalités sont nombreux à visiter la petite partie du réseau souterrain qui évoque le souvenir de la tragédie.

La visite des tunnels de Cu Chi

Deux sites sont ouverts aux touristes. Celui de Ben Dinh, port peu visité, comprend une section de souterrains, ainsi qu’une salle d’exposition qui présente des cartes du réseau. Quelques kilomètres plus loin, après le cimetière où reposent 10000 victimes de la guerre, le site principal, Ben Duoc, est en fait une reconstitution des tunnels… élargis pour permettre à des Occidentaux de passer. Descendre dans ces boyaux étroits et humides, le dos voûté, à la lumière d’une lampe de poche, n’en constitue pas moins une expérience unique. Claustrophobes s’abstenir ! La visite commence par la projection d’un film à la gloire des combattants viet-congs, composé d’images d’archives, puis vous pénétrez dans le sous-bois en compagnie d’un guide.

Un réseau souterrain

Les premiers tunnels de Cu Chi, longs de 40km, furent creusés par le Viet-minh en 1948 dans une plantation d’hévéas pour dissimuler leurs armes, puis pour se cacher. A partir de 1960, la Viet-cong entreprit de réhabiliter et d’agrandir le réseau – qui atteignit 250km -, dans le but de relier les foyers de résistance et de servir de base arrière aux actions d’éclat menées à Saigon. Cu Chi offrait en outre l’avantage d’être proche du débouché dus de la piste Ho Chi Minh, et de se trouver audessus du niveau du fleuve, ce qui évitait les risques d’inondation.

Difficile à creuser, le sol d’argile présentait néanmoins une qualité majeure, celle de résister au passage des tanks et aux bombardements. Le principal problème provenait en fait du déblaiement dispersée dans le fleuve à la faveur de la nuit. Avec la destruction systématique des forêts, le bois utilisé pour le soutènement des galeries devint une denrée rare et les combattants utilisèrent des matériaux volés dans les bases ennemies. Larges d’environ 80cm pour une hauteur identique, les boyaux se déployaient sur plusieurs niveaux, reliant les diverses salles (dortoirs, latrines, cuisines, salles de réunion, hôpitaux de campagne). De minuscules trappes ouvraient sur les tunnels, mais certains accès étaient dissimulés sous l’eau et les Viet-congs multiplièrent les fausses entrées. Pour tromper le flair des chiens, du poivre était parsemé autour des trappes et les Viet-cong allèrent jusqu’à porter des uniformes et à utiliser des savons volés aux Américains ! Enfin, un ingénieux système permettait d’évacuer la fumée dans des termitières ou des fourrés. Promiscuité, chaleur étouffante, hygiène épouvantable, manque d’oxygène, pénombre permanente, odeurs, rats, serpents, scorpions… on imagine avec peine les conditions d’existence de Viet-congs. La destruction des rizières ayant tari l’approvisionnement en nourriture, les combattants devaient en outre se contenter la plupart de temps de tapioca, de feuilles et de racines.